Galerie Pierre Séguin
Une galerie de passion, au service de l'art
A gallery where passion and art meet

Tel. : 514.453.9530  /  1.877.453.9530  -   galerie@pseguin.com

61, Grand Boulevard, L'Île-Perrot, Québec, J7V 4W3 Canada


Andreï M. Zadorozny

Sa vie

 

Un être extraordinaire, un grand philosophe...

 

Voici la troisième partie de la narration que Pierre Séguin fait de la vie de cet artiste et de son oeuvre immense.

La découverte de la collection (3e partie)

Suite à cette soirée de découvertes faites chez la soeur de Zadorozny, j’ai maintenant en main les informations me conduisant à la veuve de l’artiste. Donc premier contact avec madame Picard. Premières politesses échangées je lui mentionne que j’aimerais bien présenter quelques oeuvres de son conjoint dans ma galerie. Elle me dit qu’elle passerait à la galerie et que nous en discuterions. Une fois le rendez-vous fixé j’ai bien hâte de rencontrer celle qui a partagé la vie du peintre durant près de 30 ans.  

Madame Picard avait rencontré Andreï sur le Mont-Royal, au début des années 70. Cet endroit était certes le préféré de l’artiste quand il peignait en extérieur à Montréal. C’était au printemps ou au début de l’été. Andreï n’était pas très loquace lorsqu’il peignait. Par contre le retrait et la discrétion de cette jeune femme qui le regardait peindre avec beaucoup d’admiration et qui était éblouie devant cette maîtrise du médium, et comme les femmes ont toujours eu un attrait particulier pour notre homme, ils échangèrent quelques phrases. Andreï compris que Suzanne aimait beaucoup la peinture, elle-même peignait; et comme il aimait parler de sa passion de peintre les deux se lièrent d’une amitié qui se transforma en amour.

Une rencontre est prévue avec madame Picard à la galerie afin que nous fassions plus amples connaissances. À son arrivée je lui fais faire le tour du propriétaire et j’ai bien hâte de savoir si elle accepte de présenter quelques Zadorozny chez moi; elle accepte. Nous discutons de la carrière d’Andreï et madame Picard me raconte un peu de cette vie d’artiste qu’elle a vécue avec lui. Avant de partir elle me dit avoir promis à Andreï qu’il retrouverait la place d’artiste important qu’il a occupé durant plusieurs années. Enfin, elle m’invite à aller choisir moi-même, à sa maison de Saint-Adolphe-d’Howard, les oeuvres que j’aimerais présenter. Offre que je ne peux refuser.

Suite à cette première visite dans l’antre de l’artiste, j’ai présenté quelques oeuvres et l’accueil des gens pour son travail nous a amené à présenter une première exposition solo en octobre 2002. C’était le début d’un nouveau départ pour Zadorozny.

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Scène de ville
datée June 3,66, 11"x8"

 

 

 

 

 


Vue de Montréal
datée June 14, 76, 20"x16"

Ma rencontre avec un grand artiste... quel coup de coeur !


Mon frère était un grand artiste
(1ère partie)

Un jour, il y a de cela sept ou huit ans, se présentent à la galerie, qui était alors située sur le boulevard Perrot, donc se présentent un avocat et sa dame avec quelques tableaux pour en demander une évaluation.

Au fil de la conversation nous réalisons que mon père qui était registraire au greffe des faillites à Montréal connaissait bien cet avocat et son associé et qu’ils avaient des amis en commun. Comme le monde est petit.

Alors continuant nos affaires sa dame me dit « mon frère était un grand artiste, il vient tout juste de mourir, son nom est Andreï Zadorozny, le connaissez vous ? » Je vous avoue que dans ce métier plusieurs personnes connaissent un grand artiste qui est soit un proche, un frère, une soeur, un oncle, une tante et j’en passe. Poliment je réponds que non je ne le connais pas. Aussitôt elle me demande si j’accepterais de regarder quelques peintures ? « Vous savez mon frère était un grand aquarelliste ».

Je dois admettre ici qu’à cette époque mon attirance pour ce médium était plutôt mitigé, mais comme je ne refuse jamais de voir un dossier d’artiste, (le prochain Picasso se trouve quelque part)  je lui mentionne que cela me ferait plaisir d’y jeter un coup d’oeil. Dès lors il est convenu qu’elle viendrait me montrer quelques oeuvres de son frère d’ici quelques semaines.

Quelques jours plus tard je reçois un appel téléphonique de la dame  me demandant « au lieu que j’aille à la galerie pouvez-vous venir à la maison ce soir, nous sommes tout près à Kirkland, ce serait plus facile de vous montrer les oeuvres? » En bon prince et un peu pour l’amitié qui existait entre mon père et son mari j’ai accepté de me déplacer et c’est là, lors de cette soirée, dans leur maison, qu’est née cette histoire d’amour entre moi et ce grand peintre Andreï M. Zadorozny.

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Scène de parc
datée Oct. 1947, 24"x18"


November Showers
datée 8-XI-56, 24"x18"


Montréal, datée August 28, 1973, 20"x16"


Fleurs chez Rolland
September 7-80, 28"x22"
 

La découverte d'un artiste (2e partie)

Alors me voici rendu à Kirkland dans la maison de la soeur de Zadorozny. Déjà, en entrant dans cette résidence, il y règne une atmosphère intimiste malgré le grand hall qui nous accueille. L’imposant escalier qui mène à l’étage nous laisse voir de nombreuses oeuvres d’art. Parmi celles-ci il y a une petite sculpture en bois représentant une femme nue qui fait très années cinquante. Ce sera la première oeuvre de Zadorozny qui captera mon attention.

Puis commence la visite de la maison où il y a dans chaque pièce des oeuvres de différents artistes. Elles ont en commun que presque tous les artistes qui les ont produites ont côtoyé Zadorozny à un moment donné dans leur carrière. Que ce soit Harold Beament ou Léo Ayotte ils ont, avec Zadorozny, partagé les mêmes cimaises, peint ensemble ou eu des conversations passionnées sur leur raison de vivre, l’ART. Plus ma visite avance et plus les aquarelles du frère de madame retiennent mon attention. Elle avait raison, son frère était un grand artiste. Rapidement on me fait visiter le rez-de-chaussée et je commence à avoir hâte d’en voir plus. Ce qui ne tarda pas.

Moi qui s’attendais à si peu, me voilà tout excité à l’idée de voir quelques aquarelles ! Devant moi des porte-documents remplis d’oeuvres. La dame de la maison m’en ouvre rapidement quelques-uns. Elle est pleine de bonnes intentions mais elle ne me laisse pas le temps de bien regarder chacune des oeuvres qui se présentent à moi. Je suis émerveillé par tant de talent. Les tableaux que je contemple datent des années 50 et 60 et portent cette force des années d’après guerre. Le dessin est très dynamique et franc. Les couleurs et les tons sont forts et précis.  Je dois ralentir mon hôte qui voudrait que je voie le plus de tableaux possible pour me convaincre du talent énorme de son frère. « Madame, tant de beauté ne peut être appréciée qu’à petites doses. Il faut prendre son temps. Vous n’avez plus à me convaincre du talent de cet homme, pour moi, c’est le coup de foudre. »

Je quitterai cette maison quelques heures plus tard éblouis. J’ai  été mis en contact avec une partie de l’oeuvre d’un grand peintre. J’ai en poche les coordonnées de sa veuve avec l’espoir d’avoir le privilège de présenter quelques oeuvres de son mari dans ma galerie. 

Quelle belle soirée !

 

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Sculpture
datée VIII,56,2
27,5" x 2,5" x 2,5"


Autoportrait
datée March 7, 1964
22"x30"


Autoportrait
circa 1990, 18"x24"
 

 

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