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Le périple qui a conduit Claude Dorval à la toile, en fut un de
nature. Enfant, il se retrouve sur la Côte de Beaupré parcourant champs et
bois, dormant sous la tente. Ce qu’il fait d’ailleurs toujours lors de ses
voyages de cyclotourisme et canot, de l’Estrie au Cap Breton. Débutant la
chasse à la sauvagine dans la vingtaine, il agrandit son territoire, de
l’Abitibi en passant par l’Île aux Grues et la Gaspésie. Chaque kilomètre
parcouru contribue à emmagasiner des images qui resteront gravées dans sa
mémoire. Le dressage des chiens rapporteurs l’introduit à des concours où
des oiseaux sculptés sont remis en prix, ce qui l’éveille au monde de la
sculpture pendant une dizaine d’années. Cet art le mène à voir la nature
différemment, au point où il abandonne définitivement le fusil pour la gouge
et les pinceaux. Il participe aux championnats québécois et mondiaux de
sculpture d’oiseaux et y rafle quelques rubans. Ses œuvres sont
parallèlement exposées lors de symposiums et dans plusieurs galeries.
Toutes « ses » motivations à vivre en intimité avec la nature vont
inévitablement nourrir une conviction secrète : un jour je serai peintre…
Son parcours d’amant de la nature, de chasseur et de sculpteur met
sur son chemin différents artistes peintres et plus particulièrement
Jean-Louis Courteau, chasseur lui aussi, avec qui il développe une amitié
sans borne. Celui-ci devient une source de réponses à ses nombreuses
questions, un œil critique, une motivation dans les moments difficiles, son
mentor.
Claude Dorval est la preuve qu’avec la passion, un travail acharné
et une obstination à devenir meilleur, tout est possible !
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