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Marc-Aurèle Fortin
au Musée
national des beaux-arts de Québec
En cette fin
d'avril, nous avons visité l'exposition
Marc-Aurèle Fortin, L'expérience de la couleur,
au Musée national des beaux-arts du Québec,
à Québec. On y présentait une centaine de peintures, gravures et
dessins réalisés entre 1909 et 1949.
Marc-Aurèle Fortin,
un grand peintre de la modernité québécoise. Un de NOS grands
peintres. Qui ne connaît pas ses grands arbres, ces ormes majestueux
qui emplissent ses tableaux ? De Sainte-Rose, à l'île d'Orléans, à
Charlevoix, à la Gaspésie et à Saguenay, il a su peindre la campagne
québécoise comme nul autre.
Ce que j'ai
découvert, ce sont ses aquarelles, ses pastels et ses eaux fortes.
J'ai appris également qu'il a été le premier à cloisonner les
objets, que ses couleurs denses étaient une révolution pour l'époque
et qu'alors qu'il avançait dans l'expérimentation, son oeuvre a même
été traitée de décorative, d'artisanat.
Je n'avais pas
souvent vu ses belles scènes, devrais-je dire rurales ou urbaines?,
du quartier Hochelaga. Rurales ou urbaines puisqu'il voulait
exprimer dans ses oeuvres la transition de la campagne vers
l'industrialisation, la ville. Il présentait au premier plan la
campagne, puis au second les usines; l'activité rurale et l'activité
urbaine. Il était aussi fasciné par la construction du pont
Jacques-Cartier qu'il a représenté en de nombreuses occasions.
Je ne savais pas non
plus que Fortin avait étudié à Chicago et que son oeuvre en avait
été marquée. Un exemple: son maître Edward J. Timmons du Art
Institute of Chicago lui disait qu'il devait privilégier dans ses
tableaux un sujet principal imposant qui attirerait l'oeil. De là sa
passion pour les grands ormes, ce qui permettait en même temps de
donner une identité proprement québécoise à son oeuvre.
Une escapade
agréable à Québec et, comme toujours, de petites et de grandes
découvertes dans ce merveilleux monde des arts.

le
28 avril 2011 |