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La
diffusion de l'art
visuel en Provence
Évidemment, même si
nous étions en vacances dans ce merveilleux coin de la France qu’est
la Provence, nous avons quand même jeté un coup d’œil aux œuvres
d’art des artistes locaux.
Là l’approche est
différente. Il existe un réseau de galeries municipales mises à la
disposition d’artistes. À toutes les deux semaines les cimaises, les
styles et évidemment les artistes changent. Durant notre séjour à
Ansouis, les deux artistes que nous avons croisés dans les locaux de
l’ancien presbytère nous ont montré deux styles complètement
différents. L’un très contemporain abstrait, l’autre très
traditionnel.
Ce réseau en zones
très achalandées touristiquement permet aux artistes de s’auto
promouvoir. Contrairement aux symposiums du Québec et à ses grands
regroupements d’artistes, eux travaillent seuls.
Dans les grandes
villes comme Arles ou Aix-en-Provence, plusieurs galeries louent aux
artistes leur espace pour un temps déterminé de deux à quatre
semaines. La galerie organise un vernissage et assure une présence
en galerie. Malgré la qualité du travail que nous avons vu l’accueil
est plutôt froid et distant.
Évidemment il y a
aussi les galeries traditionnelles. Notre préférée fut une galerie
d’art naïf à Lourmarin. Nous avons failli la rater car l’affiche à
l’extérieur avait souffert du soleil provençal et était plutôt
défraîchie. Une fois entrés, nous avons découvert un monde
fantastique d’art naïf et un accueil des plus chaleureux. Notre coup
de cœur est allé à Alain Carron et à son « imaginaire burlesque ».
De toute beauté.
Puis il y a les
ateliers d’artistes. Là aussi il y a de belles surprises. Notre coup
de cœur est allé à un couple d’artistes de Bonnieux. Elle signe
Ruggeri, lui signe Janin. Elle, petite femme énergique aux cheveux
rouges. Rouges coquelicots. Je n’ai pas pu m’empêcher de la
féliciter sur sa coiffure ce qui l’a bien fait ricaner. Elle
travaille principalement au pastel, lui à l’huile. Les deux font des
natures mortes, des paysages, des Arlésiennes en costumes d’époque
et des nues. Du travail de haut niveau.
Alors comme diraient
les gens du Luberon, Voilà!

le 31 juillet 2009 |